Les probiotiques : c’est pas automatique

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Les probiotiques : c’est pas automatique… !!

En êtes-vous sûr ?

Vous vous apprêtez à faire une cure de probiotiques ce mois-ci ? Si vous avalez quelques milliards de bactéries supplémentaires à chaque gélule …c’est que vous devez en manquez ? En êtes-vous surs ?

Les troubles digestifs, les états inflammatoires (prémices de maladies graves) aboutissent à la préconisation entre autres de prises de probiotiques.

Problème de flores à l’origine des troubles ? Oui assurément, c’est bien vers le ventre qu’il faut se tourner.

Mais d’où viennent-ces dysfonctionnements ? (Ballonnements, acidité, constipation, intolérance, allergie…) ???? Nous abritons des flores sur la peau, dans les poumons et dans le tube digestif. En « bonne santé », la flore du tube digestif vit dans le colon : une « bonne » flore est une flore qui reste dans le colon et qui ne franchit pas l’intestin grêle ou l’estomac. Ces deux organes, abritant très peu de germes, sont le siège de notre régénérescence. A eux deux, ils forment un vortex puissant : en 2 heures de temps…la pizza que vous avez engloutie ce midi passe de la bouche au colon de l’état d’aliment, puis de particules minuscules digestibles et assimilables dans le sang, à l’état de déchets livrés au colon.

Imaginez ce qu’il se passe lorsque les organes de la digestion ne peuvent plus fonctionner ?

Quelques locataires en trop !

Lorsque le transit ralentit (et nous vous expliquerons une autre fois les multiples raisons de ces pannes qui touchent 80% de la population), les aliments stagnent dans l’estomac ou l’intestin grêle, servant de festins aux quelques bactéries qui y avaient élu domicile. C’est la fête ! Bien nourries, elles pullulent, se reproduisent. Gaz et déchets de fermentations (acides, graisses) abondent et vous nourrissent. Vous commencez à ballonner, c’est le début des ennuis !

Plus les flores sont nourries, plus elles pullulent, s’installent dans l’estomac, chatouillent la vésicule biliaire, bouchent le duodénum, envahissent la bouche…Vous l’aurez compris : nous ne manquons pas de bactéries ! Nous en avons trop ! Surtout si nous avançons en âge… 

Oui mais, si j’avale les bonnes bactéries qui sont dans les probiotiques ?

Il faut les avaler avec la notice d’emploi de votre tube digestif : « prière de ne pas envahir mon estomac, ni le duodénum, d’aller faire vos gaz ailleurs et de rester à l’étage en dessous ».

(Heu… mettez-vous à leur place : à l’étage du dessus/l’estomac, il y a tous les nutriments succulents qui arrivent en abondance et à l’étage en dessous, quelques fibres faméliques qui serviront au transit ??!!) 

Que faire si vous venez de faire un traitement aux antibiotiques ?

Réponse : rien ou presque. Vous avez un biote acquis dans votre petite enfance et qui es le votre. Il traverse quelques tempêtes (je dirai même quelques vents), mais finira toujours par sélectionner les mêmes bactéries ennuyeuses et annonciatrices de complications.

Lorsque vous mangez un aliment, les normes hygiéniques, considèrent que l’aliment est sain tant qu’il ne dépasse pas 300 000 germes…par gramme ! (Après un rapide calcul, vous comprendrez que quand vous avalez votre steak de 100 grammes, vous enfournez 30 millions de bestioles microscopiques). C’est dire qu’il est facile de re – ensemencer l’appareil digestif !

Vous pouvez faire encore mieux pour réanimer votre jardin duodénal (c’est le début du grêle) intérieur : en prendre soin en ne le passant pas au « karcher » et manger des légumes bio. Faites confiance à la nature quand un légume pousse tout seul : c’est qu’il a affronté aussi les ennemis extérieurs… mais qu’il a triomphé. Le légume bio contient dans ces cellules (à condition de ne pas le trucider dans la centrifugeuse, hé hé) une flore virale, bactérienne et des moisissures microscopiques qui nous ont toujours accompagnées…

Si le légume n’est pas bio, les pesticides ont eu raison de tous les alliés vivants qui auraient dû pousser avec lui.

On devrait donc toujours vérifier que notre tube digestif n’est pas déjà envahi de germes avant de lui envoyer un convoi de petits copains bactériens supplémentaires et encombrants…

Les bactéries rejettent certains gaz dans le sang. Ceux-ci passent sur « l’échangeur » pulmonaire et il suffit de les mesurer à la sortie avec les gaz respiratoires. Le trop plein de germes dans l’intestin grêle, siège de l’immunité, n’est jamais bon : ils envoient des messages d’envahissement au système immunitaire et le délite.

Jocelyne Dubroca

Prévenir, plutôt que guérir: une nécessité

Il y a quelques années, les chiffres de la mortalité en France m’ont interpellée. En moyenne, chaque année 150 000 personnes décèdent d’un cancer et pas très loin derrière, 140 000 hommes et femmes laisseront leur vie au cours d’une maladie cardio-vasculaire (pour être juste, il faut ajouter les 20 000 individus qui meurent de diabète). Ces chiffres sont stupéfiants si nous les comparons au décès total en France : 520 000. Si je résume simplement, 3 décès sur 5 sont attribués à seulement deux types de pathologies.

Je sais bien que tôt ou tard le cœur s’arrête…mais que penser de ces cancers qui nous cueillent de plus en plus tôt ? C’est un fait : aujourd’hui nous allons tous soigner les mêmes pathologies au même âge…

A trente ans, vous avez déjà consulté pour des problèmes de colite ou de ballonnements douloureux. La digestion devient difficile A quarante, vous êtes un peu constipé, un peu déprimé et vous vous sentez fatigué. Vous mettez vos petits ennuis sur le stress, les aléas du travail, de la vie de famille ou encore des relations avec le conjoint. Votre médecin vous donnera un fortifiant pour vous donner un coup de pouce, voire un léger anxiolytique.

Les années passant, vous avez pris du poids et peut-être essayé toutes les cures miracles. Rien n’y fait, inexorablement, vous épaississez de la taille : c’est l’âge dit-on.

A la cinquantaine, rien ne va plus, votre estomac vous brûle et il faut commencer à prendre des antiacides pour calmer la douleur. La constipation est de plus en plus installée et ce sont les laxatifs qui prennent le relais. Lors d’une analyse médicale de routine, votre médecin constate que la glycémie est un peu élevée et que le cholestérol sanguin a augmenté. C’est juste un peu inquiétant, mais vous n’êtes pas malade. Ce qui vous handicape, c’est plutôt les rhumes à répétition qui finissent inévitablement en bronchite et qui vont être soulagés parfois par les antibiotiques. Oui, décidément, vous êtes allergique : il y a parfois des éruptions cutanées qui vous démangent et seule la crème au cortisol vous soulage.

Entre soixante et soixante-dix ans, les choses se précisent : vos articulations commencent à être douloureuses, vous êtes essoufflés au moindre effort et vous avez encore pris du poids.

C’est ainsi, la vieillesse n’apporte pas la santé. D’ailleurs, c’est confirmé, vos os vieillissent aussi et peut-être que tôt ou tard, il faudra refaire la hanche. En attendant, vous reprenez espoir : l’opération de la cataracte est réussie, vous y voyez mieux et le nouveau médicament qui vous est prescrit a eu raison de vos insomnies.

Au fond, ça ne va pas si mal, à 80 ans, vous êtes vivant et vous vous estimez heureux d’avoir échappé au cancer qui a déjà frappé nombre de vos connaissances…Tout de même, vous marchez de plus en plus mal et redoutez de finir impotent. Votre vie sociale tourne au ralenti, d’autant plus que les muscles des sphincters sont abîmés et que l’incontinence vous handicape…Votre problème digestif ne s’est jamais amélioré et vous vous demandez si les huit médicaments que vous avalez consciencieusement tous les jours vont résoudre ce problème. L’ablation de la vésicule biliaire vous a soulagée, mais n’a pas modifié les aigreurs à l’estomac. De fait, il vous faut bien supprimer certains aliments que vous aimez.

Lorsque nous observons ces pathologies à l’échelle mondiale, nous constatons qu’elles suivent les progrès de la civilisation. Au fur et à mesure que le niveau de vie d’un pays augmente, les fléaux se manifestent. Force est de constater que nous ne pouvons plus nous réfugier seulement vers la fatalité : l’hérédité a bon dos !

Aujourd’hui le monde scientifique explique peu à peu que beaucoup de maladies sont reliées à une cause première qui va déclencher d’autres facteurs. Cela voudrait dire que huit maladies sur dix pourraient être évitées, ou atténués ou encore repoussées vers le vieil âge ?

Sans doute sommes-nous loin de connaître la totalité des phénomènes, mais nous commençons à comprendre ce que chacun peut faire pour éviter d’accélérer la spirale infernale. Il n’est jamais trop tard pour commencer, mais plus les précautions sont prises tôt, moins le corps s’abîme.

Parfois, je croise des personnes stupéfaites de ne pas guérir dès la première pilule venue ! Nous ne guérissons pas de la plupart des pathologies qui viennent se mettre en travers de notre vie. Au mieux, nous réussissons, grâce au progrès de la chirurgie et de la médecine à faire disparaître le handicap ou la douleur qu’elles entraînent au prix de quelques « sacrifices » et précautions.

Donc, si je résume simplement : notre santé est en premier lieu entre nos mains. Rappelons Hyppocrate pour ceux qui ne connaîtrait pas cet adage : De l’alimentation tu feras ta première médecine. J’ajouterai l’activité physique dans le caddy de la santé, car n’oublions pas que notre civilisation génère des individus aux activités sédentaires.                                                                                                                                                              Jocelyne Dubroca Guerin

 

Comment faire manger des légumes aux enfants « récalcitrants » ??!!

legumeScène classique à table : vous apportez plein d’espoir un grand plat de légumes que vous avez pris soin de camoufler sous la béchamel, le gruyère…et les encouragements et …votre enfant ne veut pas goûter de ce succulent repas !
Question qui m’est posée par les professionnels et les parents le plus souvent : comment s’y prendre pour faire manger des légumes aux enfants qui n’aiment pas ça ? Lire la suite